Survivre dans le monde du travail ou les sollicitations et les demandes se multiplient, les exigences se font pressantes

Survivre dans le monde du travail


Sur notre lieu de travail les sollicitations ne manquent pas, les demandes se multiplient, les exigences se font de plus en plus pressantes et les délais impartis deviennent encore plus réduits. Une situation qui nourrit un stress qui prend de l’ampleur tous les jours qui passent au risque de devenir un vrai cauchemar. Alors, comment faire face à ses situations de stress ? Jacques Salomé a écrit sur le sujet et tente de nous éclairer sur cette thématique devenue la pandémie de notre siècle.


© Djill Hadjadj & PME Coaching
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                                  Manuel de survie dans le monde du travail

Jacques Salomé présente un ouvrage très intéressant et facile à lire, qui est à recommander à tout chacun pour comprendre le phénomène du stress. Le lire, c’est donner l’envie au lecteur d’apprendre sur ce que nous sommes, pour identifier nos ressources et croire à notre capacité à s’adapter et à anticiper la survenance du stress, un phénomène problématique pour l’individu et dès lors pour l’entreprise. Son ouvrage est structuré autour d’un certain nombre de chapitres dans lesquels, l’auteur explique des aspects de l’humain, informe sur des situations diverses et variées de l’entreprise et témoigne de sa vie. Une expérience qui met en avant le travail accompli sur soi et la prise de conscience des aspects de notre construction. Dans certains chapitres, il propose des règles et des solutions pour comprendre le phénomène STRESS, les signes de souffrances, les sources de sa survenance ainsi que les solutions pour endiguer le phénomène.

Jacques Salomé, un visionnaire
J. Salomé, psychosociologue et spécialiste de la communication, nous parle du stress et de ses effets néfastes sur les individus notamment ceux présents dans l’entreprise. Il nous signifie que « le propos essentiel de ce manuel de survie sera de proposer différents moyens pour, d’une part, anticiper les manifestations et, d’autre part, trouver des réponses possibles pour y faire face quand il s’installe. » chez le travailleur. Il propose « un travail de conscientisation qui consistera à mieux repérer les nombreuses sources (événements perturbants, pressions relationnelles, manipulations) susceptibles de déclencher du stress dans notre vie professionnelle. ». Le stress devient la maladie au travail, un état d’être créé par des situations qui réveillent chez tout un chacun des blessures, des traumatismes, des refoulements de sentiments vécus dans des circonstances particulières, des circonstances de peurs, de craintes, d’angoisses manifestes et de désespoir. Cela demande à ce que l’individu apprenne à surmonter ses craintes, ses peurs et ses angoisses en faisant face à ses fragilités, ses vulnérabilités en développant des capacités d’adaptation nécessaires à sa survie tant dans le domaine personnel que professionnel.

De quoi parle-ton ?
L’auteur, nous signifie que « s’adapter, c’est se donner les moyens de protéger et préserver son intégrité physique, psychologique et moral dans un environnement qui change, surtout s’il ne répond pas à nos attentes. ». Dans le monde du travail, beaucoup de salariés souffrent des conditions de vie en interne pour des raisons diverses pouvant être liées à des objectifs trop contraignants ou tout simplement parce que le Patron transfert ses angoisses, ses craintes voire ses peurs de la responsabilité à assumer, de la pression, du futur incertain de l’entreprise. Ce malaise régnant affecte inéluctablement son capital humain qui n’a pas forcément les capacités requises pour faire front à ce déferlement de ressentis tant ils pourraient être justifiés. Alors, chacun se doit de réagir, de se prémunir contre ce tsunami de sentiments non maitrisés pour créer et maintenir sa place dans l’entreprise. Cette capacité de s’adapter devient salutaire voire nécessaire pour survivre dans l’entreprise et faire face aux turpitudes quotidiennes du travailleur et ce, quel que soit sa fonction. Jacques Salomé évoque que « S’adapter devient la priorité, la base même des échanges intra relationnels (avec soi-même) et des partages interrelationnels (avec autrui) dans une entreprise. S’adapter pour retrouver une emprise sur son existence, pour continuer à pouvoir être, encore et toujours, auteur de sa vie. ».
Par ailleurs, l’auteur apporte dans un des chapitres, des éléments chiffrés permettant de mettre en exergue sur la base de différentes études effectuées sur le modèle français, l’aspect quantitatif des tumultes vécus par les salariés pour visualiser, au travers du chiffre, la souffrance vécue à cause du stress et du mal-être dans l’entreprise. Selon l’auteur, la réalité de la présence de la souffrance dans l’entreprise « nous rejoint soit : - Directement…où la souffrance physique ou psychique se traduit par l’expression : je suis crevé ! », - Indirectement, quand nous apprenons qu’un proche est en arrêt de travail ou a bénéficié d’un mi-temps thérapeutique, ou qu’un de nos amis a été hospitalisé pour une cure de sommeil. ».

Quelques chiffres ...
La plupart des enquêtes annoncent qu’entre 42% et 46% des Français sont touchés globalement par le stress, que pour 18% d’entre eux, le stress taraude leur quotidien professionnel et personnel et que 11% d’entre eux, vivent l’enfer nourri par une grande détresse. L’auteur cite le psychiatre Patrick Légeron exerçant à l’hôpital Saint-Anne (Paris), qui a conduit une étude en 2006, affirmant que « le stress professionnel pour 44% des Français, est directement lié aux contraintes qui pèsent sur le travailleur, que la pénibilité est devenue psychique, qu’il est déclenché et alimenté par des décalages trop importants entre objectifs à atteindre et les moyens accordés, par les limites du temps alloué, vécu comme trop insuffisant, par la réactivité exigée toujours de plus en plus rapide et efficiente, par une grande complexité des tâches et l’absence de droit à l’erreur. Pour rappeler dans son étude que 18% des Français présentent un niveau de stress dangereux pour leur santé. ».
L’auteur nous évoque par ailleurs « les signes qui traduisent les souffrances accumulées, la charge de détresse, les dysfonctionnements professionnels qui sont les conséquences du stress sont multiples. Quelques-uns sont subtils, masqués, épisodiques, aléatoires mais récurrents. ». Il nous les illustre par quelques témoignages intéressants et parlants à découvrir dans les pages 40 à 42. Il nous interpelle sur le fait que « beaucoup de ces signes ne sont pas toujours entendus par l’entourage proche. Ils s’accumulent, s’autoalimentent » au point que même les médecins du travail présents en première ligne, ne font que colmater, atténuer par des médicaments voire par des arrêts de travail le supposé problème, s’installant ainsi dans une logique du règlement plutôt des symptômes que les véritables causes du phénomène. Cette forme de souffrance se traduit par l’apparition de marqueurs tels que la fatigabilité, l’augmentation de l’absentéisme, le burnout, la consommation excessive d’antidépresseurs, les dysfonctionnements du couple, etc. A ce titre, l’auteur précise que l’apparition « des signes qui disent, qui crient que ça ne va pas du tout pour beaucoup d’hommes et de femmes, que l’insupportable est souvent atteint, qu’être dans la survie, ce n’est pas vivre, c’est seulement survivre !.» finit par révéler que le point de non-retour peut être atteint rapidement et que quelque chose doit se faire au plus vite.

L’humain et sa fragilité inéluctable
Dès lors, selon l’auteur, « les humains sont à la fois fragiles et forts, parfois puissants et souvent vulnérables, toujours imprévisibles face à leurs faiblesses. Car ils sont pris dans un double mouvement de croissance ou de dépassement de soi, et en même temps prisonniers de leurs limites et de régressions possibles. ». Il a voulu mettre en exergue la fragilité humaine, ses origines, ses causes et ses manifestations multiples. Il explique que l’humain doit accepter l’idée d’être un élément inachevé, incomplet déjà à sa naissance. Cet état de fait crée la dépendance de l’humain à son environnement qui va lui permettre, grâce à ce lien, de compléter sa maturation physiologique, mentale et relationnelle. Cela confirme bien sa fragilité qui avec le temps et l’interaction avec son environnement fort changeant, va augmenter ou se voir réduire selon la manière de répondre à ses besoins de survie. D’autres formes de fragilité peuvent intervenir au cours de la vie de l’individu à partir de traumatismes, d’agressions ou de violences qui vont créer des blessures archaïques profondes autour de l’humiliation, l’injustice, la trahison, l’impuissance, l’abandon, le rejet, la perte d’un être cher, la maladie, qui vont se réveiller, s’amplifier à partir d’évènements divers et variés qui vont jalonner sa vie.
Par ailleurs, demeurent certaines fragilités circonstancielles, éphémères ou plus durables et pour peu qu’elles soient entretenues, selon l’auteur, par des saboteurs avec des pensées négativantes (ruminations, rancœurs), des conduites auto toxiques, des comportements destructeurs, elles vont entrainer l’individu à s’engager dans une direction qui ne correspondra pas aux besoins relationnels ou attentes profondes. Jacques Salomé nous évoque le quotient de résilience qu’aura tout à chacun face à l’inégalité des individus et face aux situations de malheur. Dès lors, il met en évidence le paradoxe de la fragilité réelle des individus, qui suscite face à certaines circonstances, non seulement des faiblesses ou de l’impuissance mais aussi la stimulation des ressources inattendues, celle de faire reculer ses limites visant à nous permettre de renaitre ou de se réapproprier un pouvoir de vie nouveau. La suite dans la 2ème partie

N'hésitez pas à nous contacter, nous pourrons faire avec vous, gratuitement, une évaluation de votre situation et des solutions et moyens à mettre éventuellement en place pour tout ce qui touche directement ou indirectement le monde du travail.

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